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Dans le cadre de la lutte contre le mariage d’enfants, les initiatives ne font que se multiplier de part et d’autre. Dans ce combat, un nouveau projet vient de voir le jour ce 20 Octobre 2020 à Bobo-Dioulasso. Il s’agit du projet dénommé « Reduction du mariage d’enfants, précoces et forcés au Burkina Faso et en Sierra Léone ». Initié par l’ONG SAVE THE CHILDREN, ce nouveau projet sera exécuté dans deux régions du Burkina que sont les Cascades et les Hauts-Bassins. Il est prévu pour trois ans.

Le Burkina Faso est tristement célèbre en matière de mariage d’enfants. Avec un taux de prévalence de 52%, le Faso occupe le 5e rang mondial. Et, pour changer cette situation, l’ONG SAVE THE CHILDREN apporte sa contribution. Elle a mis en place un projet de « Reduction du mariage d’enfants, précoces et forcés au Burkina Faso et en Sierra Léone ». Au pays des Hommes intègres, deux (2) régions ont été identifiées pour l’exécution du projet.

« Au vu des chiffres de la prévalence du mariage d’enfants et des inégalités genre, dans les régions des Cascades et des Hauts-Bassins et également des besoins en matière sociale, de protection des enfants, nous avons initié ce projet spécifiquement pour ces régions pour répondre à ces besoins qui ressortent à travers les statistiques » a laissé entendre Sayouba GUIRA, représentant de la directrice pays de SAVE THE CHILDREN lors de la cérémonie d’ouverture.

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Avec ce nouveau projet, c’est dire que les adolescentes doivent pouvoir désormais décider de leur avenir. Une vision que partage l’ambassade du Canada. Selon Marc LEBLANC, représentant de l’ambassadeur du Canada au Burkina : « La démarche de l’ONG SAVE THE CHILDREN s’inscrit dans la stratégie de lutte contre le mariage d’enfant de notre ambassade. Pour qu’un pays se développe et avance bien, il faut la participation de tout le monde. Pourtant le mariage d’enfant constitue un obstacle à leur pleine participation dans le processus de développement. »

Si ce projet arrive à être bien exécuté sur le terrain, il sera d’un grand apport non seulement pour les adolescentes mais également pour toute la Nation burkinabè. Une nation épanouie débarrassée de toute la pesanteur du mariage d’enfants.

Karim CISSE

Le courrier du Faso

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