L’organisation internationale du travail (OIT) en collaboration avec l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis sur pieds un projet dénommé CLEAR COTTON. C’est un projet qui vise à assurer une bonne réputation au coton Burkinabé. Pour ce faire elles organisent à Bobo-Dioulasso du 26 au 27 novembre 2020 un atelier de renforcement des capacités des élus, techniciens et membres de l’ l’Union Nationale des Producteurs de Coton Burkinabé (UNPCB) sur la lutte contre le travail des enfants et la promotion de l’équité des sexes.

Au Burkina Faso, 69.2 % des enfants économiquement actifs travaillent dans le secteur agricole. Pour réduire au maximum ce phénomène au pays des Hommes intègres, et y faire de l’équité des sexes une réalité, l’organisation internationale du travail (OIT) en collaboration avec l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), organise cet atelier de renforcement capacités au profit des acteurs de l’UNPCB. L’atelier de renforcement des capacités concerne des élus, techniciens et membres de l’UNPCB. Il  intervient à travers le projet CLEAR COTTON, un projet qui se veut promoteur de la réputation de l’or blanc du Burkina Faso.

« L’objectif de cet atelier c’est d’assurer que ni le travail enfantin ni le travail forcé ne sera pas encouragé dans la filière. Cela contribue non seulement à préserver l’image et la qualité du coton Burkinabé mais aussi à prévenir tous les aspects pouvant aller contre la réputation de ce coton-là ». Explique Dauda SAU, représentant de la FAO.

Pendant ces 48 heures de formation, ces élus, techniciens et membres de l’UNPCB venus des différentes régions cotonnières du Burkina seront formés sur divers modules dont les textes nationaux en matière de travail des enfants. Et de l’avis des bénéficiaires, cet atelier est une bonne initiative.

« Aujourd’hui la question du travail est un sujet très pertinent. Grâce à cette formation nous allons approfondir nos connaissances sur la question. Par exemple quand on nous parlait de travail d’enfants nous pensions systématiquement que c’est interdit de confier la moindre tâche à un enfant. Mais grâce à cette formation on a appris les textes en la matière. Maintenant on sait qu’en tout, il y a des règles. C’est donc un très grand plaisir pour nous de prendre part à cette formation, nous en louons l’initiative ». Confie Yacouba KOURA, premier Vice-Président de l’UNPCB.

A l’issue de cette formation, les différents acteurs présents devront relayer les connaissances acquises auprès des autres agents dans leurs régions respectives, pour le développement de filière coton au Faso.

Bêton FOFANA
Le Courrier du Faso.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *