« Contrôle Parlementaire de la gouvernance du secteur de la Sécurité dans les pays du G5 Sahel », c’est autour de ce thème que se tient la conférence régionale du Comité inter parlementaire (CIP/G5 Sahel) du 14 au 16 Octobre 2020 à Ouagadougou. Trois jours durant, les représentants nationaux du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie,  du Niger et  du Tchad vont pousser la réflexion sur leur partition et celles des populations dans le contexte de lutte contre l’insécurité générée par l’extrémisme violent en expansion dans la zone Sahélo saharienne. La cérémonie officielle d’ouverture est intervenue ce jeudi 15 octobre 2020 sous la présidence du président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, président en exercice du  CIP/G5 Sahel, Son Excellence Bala Sakandé.

PARTICIPANTS-Conerence-regionale-CIP-G5-SAHEL

« Quand  la sécurité est mise à mal au Burkina Faso, c’est l’ensemble du G5 Sahel qui s’en trouve affecté. Quand la sécurité est fragilisée au Mali, c’est l’ensemble du G5 Sahel qui va mal. Quand la sécurité est malmenée en Mauritanie, c’est l’ensemble du G5 Sahel qui frissonne. Quand la sécurité est affaiblie au Niger, c’est l’ensemble du G5 Sahel qui est ébranlé. Quand la sécurité est détériorée au Tchad, c’est l’ensemble du G5 Sahel qui convulse. » Cette anaphore est celle de Son Excellence Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso et président en exercice du  Comité inter parlementaire (CIP/G5 Sahel).  Pour lui, les 5 millions de Km2  que représente l’espace du G5 Sahel et ses 80 millions d’habitants ne sont pas seulement unis par le climat semi-aride et chaud, ils sont aussi liés par un même climat sécuritaire.  D’où la nécessité de ce cadre d’échange. Il s’agit en effet pour les représentants les plus proches des populations que sont les parlementaires de se mettre régulièrement à niveau et d’harmoniser leurs stratégies dans leurs missions de contrôle de l’action gouvernementale spécifiquement en ce qui concerne le contrôle de la gouvernance sécuritaire.

« C’est justement pour continuer à renforcer cette vision que j’ai tenu à faire le déplacement de Ouagadougou. Je me dois, en effet, d’être ici pour continuer à clamer l’urgence du renforcement de l’intégration de la zone sahélienne dans un accompagnement interparlementaire. Il nous faut continuer à croire en notre commun engagement à travailler pour que cette zone crée les conditions d’un véritable décollage économique et social qui puisse nous conduire ensemble à l’émergence. », a déclaré le président de l’assemblée nationale du Niger S.E.M OUSSEINI TINNI  tout en félicitant vivement son frère et ami Alassane Bala SAKANDE pour tout ce qu’il a fait de bien afin que le CIP-G5/SAHEL consolide son assise et se donne la visibilité qui permet aujourd’hui à tous les amis de ses différents  pays de reconnaître en cette organisation un partenaire sérieux et crédible.

De fait, au-delà des pays membres du G5 Sahel, cette conférence connaît également la participation des partenaires techniques et financiers notamment l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, l’Assemblée nationale française, l’Union européenne, le Bureau de la Coopération suisse au Burkina et l’Ambassade de Suède à travers le Programme Commun d’Appui à l’Assemblée nationale du Burkina Faso (PROCAB).

Selon le Secrétaire générale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Jacques Cabral  « le comité interparlementaire G5 sahel est une instance stratégique régionale essentielle pour assurer la paix mais aussi pour favoriser le développement économique, social et politique de la région, car lutter contre le terrorisme, c’est aussi agir pour le développement et vice-versa »

Osons croire que cette conférence va déboucher sur des solutions concrètes dont la mise en œuvre permettra de  gagner davantage la confiance des populations dans l’espace sahélien, de renforcer la gouvernance publique dans l’espace sahélien à travers un meilleur contrôle de l’action des gouvernements, d’intensifier la coopération interparlementaire du G5 Sahel et de bâtir une bonne collaboration entre les parlements et les institutions nationales de sécurité.

Le Courrier du Faso
Rahim OUEDRAOGO

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