La crise sécuritaire que connaît le Burkina ne doit pas reléguer au second plan celle que les autorités du pays avaient déjà engagée contre les braconniers dans les aires protégées du pays, particulier au Parc National d’Arly. Au risque non seulement d’offrir un repaire au terroristes et que ceux-ci agissent en lieu et place des braconniers traditionnels.

A plusieurs reprises, ceux que certains appellent souvent des hommes armés non identifiés et qui ne sont en réalité le plus souvent que des terroristes, ont été signalés dans la zone protégée dont fait partie intégrante le Parc National d’Arly. Contigu à d’autres parcs nationaux  en l’occurrence le parc National de la Pendjari au Bénin et le  Parc National du W au Niger où des terroristes se sont déjà fait signaler, le parc est maintenant placé sous vigilance extrême.

Avec ses parcs des pays voisins, il forme ce qui est dénommé Complexe W-Arly-Pendjari. Toute cette zone qui couvre 217 930 hectares a déjà été inscrite au patrimoine mondial en 1996. En raison de la richesse des trois parcs tant par la flore que la faune. Les spécialistes parlent du plus grand et du plus important continuum d’écosystèmes terrestres, semi-aquatiques et aquatiques de la ceinture de savanes d’Afrique de l’Ouest. Une situation qui lui vaut une très grande attention de la part des organismes spécialisés du système des Nations Unies pour sa protection.

Le parc d’Arly sous surveillance

Le parc d’Arly se trouve à l’extrême sud-ouest du Burkina Faso. A 435 km de Ouagadougou, la capitale, il est dans la province de la Tapoa, aux confins du Bénin et du Niger. Outre le fait d’être inscrit sur la liste du Patrimoine mondial, l’UNESCO a également mis le Parc national d’Arly sur celle du réseau mondial des réserves de biosphère du Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB). Cette admission n’a fait qu’accroître la responsabilité des institutions à charge tant au plan national qu’international  à une surveillance toute particulière dans le but d’éviter que son couvert végétal soit détérioré ou sa faune décimée.

Il n’y a pas que les animaux comme les éléphants ou les hippopotames ou autres espèces à voir, il y a la nature aussi. Quoi qu’il ne s’agisse pas ici de forêt dense ou vierge, la savane arborée avec ses essences spécifiques s’exprime dans toute sa splendeur. Une invitation à la découverte en alliant plusieurs activités à la fois que les terroristes tentent de contrarier par leurs actions. En perpétrant des attaques dans l’ensemble du sud-ouest du pays, ils perturbent à tout le moins l’activité normale du tourisme qui permet de découvrir en toute tranquillité ce parc qui mérite un tour.

Il y a quelques années déjà, la nécessité s’était imposée de construire des bases vie et des postes avancés afin de garder en permanence un œil sur d’éventuels intrus. Ces mesures de protection qui empêchent les animaux de craindre les hommes par le fait des actions de ceux qui les braconnent ont pour effet de faciliter le safari et l’observation. En ce sens qu’ils deviennent moins craintifs et se laissent admirer. Ainsi, pour ce qui concerne le Burkina Faso, plusieurs infrastructures avaient été construites ou réhabilités dans la mise en œuvre de ce programme. On peut citer notamment cinq bases vie à Saborga, Tougou, Kabougou, Kondio et Tapoa Djerma. L’objectif étant de contribuer au renforcement de tout ce qui permet de veiller à la lutte contre le braconnage et à une meilleure protection de l’environnement dans sa globalité.

Avec la crise sécuritaire à laquelle le Burkina Faso est actuellement confronté, toutes les mesures sont en train d’être renforcées davantage. En effet, il faut éviter à tout prix que ce trésor national ne serve de repaire à ces individus armés non identifiés ou terroristes et à plus forte raison d’être saccagé.

Par Tcha Sakaro

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