Covid 19 affiche

Les décrets de couvre-feu et de confinement décidés fin mars 2020 en Afrique se sont soldé dans certains pays par des abus des droits humains. La crise des droits humains par temps de pandémie pourrait par ailleurs globale et n’a rien de spécifique à l’Afrique. sur le continent, on peut néanmoins relever que là où l’histoire est marquée par les violences politiques et la relative impunité des forces de l’ordre, des citoyens ont été tués par la police pour non-respect des règles du confinement et de l’état d’urgence sanitaire. Au moins 18 exécutions extra-judiciaires ont été dénoncées par la commission des droits de l’homme du Nigéria dans les quinze premiers jours du « Lock down » soit plus de morts au 24 Avril au main de la police que de patients tués par le corona virus (12 personnes)

Au Kenya, six personnes ont péri dans les dix premiers jours du couvre-feu, décrété le 27 mars, elles ont été abattues sur des marchés ou entrant de leur travail. La police Kényane a également assassiné un adolescent de 13 ans qui se trouvait sur son balcon, avec ses frères et ses sœurs.

En Ouganda, deux ouvriers du bâtiment ont été tués le 26 mars par la polices, pour avoir roulé en taxi – moto à la périphérie de la capitale, Kampala. Une interdiction de circulation des voitures privées avait été instaurée. Sur les marchés, des commerçants ont été battus et fouettés, tandis qu’au Rwanda voisin des dizaines de personnes ont été arrêtées dont quatre blogueurs dénonçant des abus après le « lock down » du 22 mars. Deux hommes à moto ont été abattus le 25 mars à Nyanza par des soldats pour avoir tenté d’échapper à leur arrestation, liée au non-respect du confinement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *